Il était trois heures du matin, Harry commençait à avoir les yeux qui lui piquaient. Il était transi de froid sur son balai. Il se souvint brutalement du Magicobus, ce transport d'urgence pour les sorcières et les sorciers en perdition, comme l'avait dit Stan Rocade qui avant d'être enfermé à Azkaban était le controleur du Magicobus. Il vola alors vers le sol avec une idée bien précise en tête. Il atterit sur l'herbe humide de rosée naissante. Il était dans une aire de jeux pour enfants. Il marcha donc jusqu'à la route et s'assit sur la chaussée. Il tendit le bras au bout duquel se trouvait sa baguette magique et attendit ce bus qui ne viendrait sans doute jamais. Il s'apprêtait à remonter sur son balai quand il fut ébloui par deux lumières aveuglantes réhaussées de deux roues gigantesques. Il leva les yeux et le reconnu aussitôt quand il apperçut sur le pare-brise du véhicule écrit en lettres d'or : Magicobus.
Un jeune homme blond aux yeux noisettes sauta du bus en lançant d'une voix forte:
- Bienvenue à bord du Magicobus! Je m'appelle Daniel Jugson et je suis le contrôleur!
- Bonjour, je suis Harry Pot.... Il regretta ses paroles avant même de les avoir prononcées.
- Ha ha ! Le fameux Harry Potter... le coupa Daniel avec un ton un peu méprisant.
- Heu, il fait plutôt frais dehors, est-ce que l'on ne pourrait pas rentrer? dit Harry en détournant la conversation.
- Oui, bien sûr! répondit Daniel en reprenant son ton enthousiaste et chaleureux.
Harry monta dans le bus en laissant à Daniel le soin de porter sa valise. Harry ne savait pas pourquoi, mais il ressentait de l'antipathie pour ce Daniel et aurait parié cher que c'était réciproque. Mais, après tout, peut-être se faisait-il des illusions, peut-être était-il fatigué au point de ne plus bien voir ni bien entendre. Mais il avait vu cet éclair étrange qui était passé dans le regard de Daniel aussi vite qu'il était apparu dès qu'il avait prononcé son nom. De plus, ce nom, Jugson, lui rappelait quelque chose. Il l'avait déjà entendu, il en était sûr.
Après que Daniel ait posé la valise d'Harry près d'un lit en cuivre, caché derrière un rideau, ( le Magicobus'avait pas changé depuis qu'il l'avait emprunté, en troisième année ) Harry s'y installa confortablement en essayant de penser à ce qu'il vivrait quelques heures plus tard au lieu de penser à ce qu'il avait vécu quelques mois plus tôt. En vain. Mais tout cela était loin d'être terminé, très loin. C'était ce que l'on pourrait appelait "le début de la fin". Cette porte étroite qui s'ouvrait à lui annonçait un chemin sombre et difficile, tout comme ce que la communauté des sorcières et sorciers s'apprêtait à endurer. La voix sonore de Daniel sortit Harry de ces désagréables pensées, ce qui n'était pas pour lui déplaire.
-Vers quelle destination souhaites-tu te rendre ?
Harry se rendit soudain compte qu'il ne connaissait pas l'adresse des Weasley et sentit une onde de culpabilité le submerger. Pourquoi n'avait-il pas demandé à Ron l'adresse de sa maison?
-Heu...Je ne connais pas l'adresse exacte... Je sais juste que c'est une maison qui se nomme "Le Terrier". Il se sentit tellement ridicule qu'il en rougit jusqu'aux oreilles.
-"Le Terrier" ? Ne serait-ce pas cette drôle de maison qu'habitent les Weasley ? Je connais cette famille de nom, répondit Daniel en arborant encore une fois son ton méprisant.
-Oui, c'est cela! Chez les Weasley! dit Harry, à la fois soulagé et étonné par la réaction de Daniel. Harry trouvait tout cela vraiment étrange.
-Ce qui fera 15 mornilles, s'il-te-plaît ! reprit Daniel de sa voix enthousiaste.
Harry porta instinctivement sa main à sa poche et fut rassuré de sentir la petite bourse de cuir sous ses doigts qui contenait son argent. Il en sortit quelques pièces et les tendit à Tom. Il fut surpris de constater que le prix d'un voyage en Magicobus avait considérablement augmenté: quatre ans plus tôt, un voyage simple coûtait 11 mornilles. Dans les temps à venir, tout allait devenir plus cher, passant des simples yeux de scarabée au foie de dragon. Même le bohneur aura désormais un prix. Et celui-ci plus que tout.
Après une course effrénée à travers Londres et les campagnes avoisinantes dont Harry avait gardé le souvenir, le Magicobus s'arrêta enfin et le paysage flou en raison de la vitesse du bus laissa place à la vue d'une maison étrangement constituée mais qui était la plus magnifique qu'Harry n'ait jamais vue: "Le Terrier".
-Te voici arrivé! lança Ernie, qui était resté fidèle à son poste.
-Merci ! Au revoir ! répondit Harry tout en sortant sa valise du bus. Volontairement, il n'avait pas croisé regard de Daniel.
Une détonation, et en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, le Magicobus était reparti. Harry se trouvait maintenant devant la maison des Weasley et fut empli de bohneur à l'idée qu'il allait revoir quelques instants plus tard Ron et Hermione.
Harry prit soudain conscience qu'il faisait nuit, et donc que les Weasley étaient sans aucun doute au fond de leur lit, dormant paisiblement. Et il avait raison de penser ainsi.
Il se dit qu'il vaudrait peut-être mieux attendre le chant du coq. Car les Weasley possédaient toujours leur poulailler dans la petite cour avec un coq qui criait à tue-tête dès le lever du jour, qu' Harry trouvait vraiment désagréable. Le temps avançait à petits pas de vieillard, et, comme par hasard, pas moyen pour Harry de s'endormir. Il attendit donc le matin avec impatience, en regrettant de ne pas pouvoir avancer le temps de quelques heures.
Une faible lueur orangée se dessinait tout doucement à l'horizon et Harry eut l'idée d'imiter le coq en train de s'égosiller mais il pensa finalement que ce n'était pas une bonne idée, d'autant plus qu'il n'avait pas vraiment prévenu son arrivée. Environ une demi-heure après cette pensée qui l'avait tellement fait rire que le temps lui avait paru moins long, le vrai coq entama un chant qui ressemblait plutôt à un hurlement. Après quelques minutes cette "douce mélodie" laissa place à un grognement en provenance de la chambre de Ron. Harry chuchota en direction de sa chambre.
-Pssst ! Ron, je suis là! C'est Harry !
Pas un signe de son ami.
-Ron! C'est Harry! Pssst ! Le chuchotement d'Harry s'était transformé en un appel un peu plus sonore. Si sonore qu'il entendit quelqu'un se diriger vers la porte pour lui ouvrir. Mrs Weasley apparût devant lui. Elle avait l'air fatiguée, des cernes sombres soulignant ses yeux marrons. Mais cela n'altérait en rien son visage bienveillant.
-Bonjour, Harry mon chéri ! Quelle surprise! Pourquoi tu ne nous a pas attendus? Nous avions l'intention de venir te chercher ce matin... Entre mon chéri ! Viens t'assoir manger quelque chose, tu dois être affamé! Regarde comme ces moldus t'ont rendu maigre!
-Bonjour Mrs Weasley ! dit Harry en la suivant dans la cuisine.
Qu'il était heureux de revoir les Weasley et leur maison qui lui rappelait tellement de bons souvenirs ! La cuisine des Weasley avait été quelque peu rénovée: les meubles en bois brut avaient été remplacés par des meubles plus modernes d'un bois plus fin et plus soigné et au lieu de la vaisselle un peu vieillote trônait sur la table une vaisselle flambant neuf. Cela était sûrement du à la nouvelle place de Mr Weasley au ministère de la Magie. Leur famille avait plus d'or sans non plus être riche mais ce n'était pas pour cela qu'ils en avaient changé leur mode de vie mis à part quelques achats qui étaient nécessaires. Les Weasley étaient une famille modeste et pour rien au monde ils ne voudraient mener une vie à la "Malefoy". Et ils avaient bien raison, pensait Harry. Mrs Weasley lui présenta une chaise et il s'y assit. Il était le seul à table, Mrs Weasley étant à ses fourneaux et le reste de la famille sans doute encore au lit.
-Je ne sais pas comment ils peuvent encore dormir après ça. Le chant du coq, si on peut appeler ça comme ça... Mois qui l'avais mis là pour qu'ils ne dorment plus jusqu'à 11 heures... C'est plutôt raté. Au fait raconte-moi comment tu as fait pour venir. J'éspère que tu n'as pas pris trop de risques... dit Mrs Weasley en fronçant les sourcils.
-Eh bien, j'ai d'abord volé sur mon balai mais je me suis souvenu du Magicobus et c'est comme ça que j'ai pu venir jusqu'ici... Harry se sentit mal. Mrs Weasley devait se demander pourquoi il n'avait pas attendu qu'ils viennent le chercher. Mais je n'avais pas le choix. C'est les Dursley qui m'ont interdit de sortir de chez eux...
-Ah bon! Et de quel droit t'imposent-ils cette ignoble punition? Ces moldus sont encore plus vils que je ne le pensais... rugit Mrs Weasley en commençant à s'énerver et à devenir toute rouge.
-Ils pensaient que si je restais chez eux ils étaient en sécurité. Puisque ils croient que Dumbledore est toujours vivant et veille toujours sur moi... Harry eût mal au coeur en pensant à Dumbledore, qui avait toujours été très important pour lui.
-Et alors, ce n'est pas sur EUX que veille Dumbledore ! Mais Dumbledore est un homme bon, et le mot est faible... Il est vrai qu'il n'aurait pas permis que Voldemort fasse du mal à ton oncle et ta tante... Mais ils sont vraiment horribles de penser comme ils le font. Te garder pour leur assurer la protection... En tout cas, tu as réussi à leur échapper, c'est le principal. Et crois moi, Harry, Dumbledore veille toujours sur toi bien qu'il ne soit plus parmi nous. Il te soutiendra moralement, mon chéri. Mrs Weasley commença à avoir les larmes aux yeux. Bien qu'elle pouvait parfois se transformer en une tigresse redoutable, ce n'en était pas moins une femme qui avait énormément de coeur.
-Et n'oublie pas mon chéri, quoi qu'il 'arrive, nous serons toujours là, nous... Tu ne seras jamais seul, jamais. Mrs Weasley pleurait. Des larmes coulaient sur ses joues roses. Harry ne l'avait vue pleurer qu'une seule fois: dans la maison de Sirius, quand l'épouvantard dans la malle s'était métamorphosé sous la forme des membres de la famille Weasley morts étendus les bras en croix. Harry s'en voulait. C'était de sa faute si elle s'était mise dans cet état. Il aurait du attendre les Weasley tranquillement chez les Dursley au lieu de vadrouiller au dessus des Moldus sur un balai volant. Mais la lettre de Dumbledore lui vint soudain à l'esprit et effaça ses regrets.
-Ne pleurez pas, Mrs Weasley... Je ne suis pas seul et je le sais... marmonna Harry. Il se sentait si maladroit ...
-J'ai peur, Harry... De ce que nous allons tous endurer, surtout de ce que toi, tu vas endurer. Ron lui, sera à Poudlard, entouré de sorciers et de sorcières compétents qui savent faire face au danger... Promets-moi de rester prudent, Harry, promets-le moi. Je ne supporterai pas de perdre un fils une deuxième fois... Molly Weasley prit Harry dans ses bras et le serra fort contre lui. Il avait à ce moment l'impression d'avoir une mère, bien qu'il n'oublierait jamais celle qu'il avait eue avant. Mais cet instant resterait à jamais gravé dans son coeur, l'instant où on pourrait dire qu'il avait cessé d'être orphelin.
Quand des bruits de pas retentirent dans l'escalier, Molly lâcha Harry et retourna devant ses fourneaux. Harry sentit son coeur battre la chamade quand il apperçut Ginny qui déambula dans la cuisine et s'assit à table.
-Salut Harry! Comment ça va? Vers quelle heure es-tu arrivé? lança Ginny d'un ton désinvolte.
-Cette nuit, heu...ce mat... Il fût coupé par Molly qui commença à rugir:
-Comment ? Tu es arrivé cette nuit ? Elle lui lança un regard féroce.
-Heu... je suis désolé. Je sais que ce n'est pas très poli, mais j'ai oublié que...heu, qu'il faisait nuit... balbutia Harry en ne sachant plus où se mettre.
-Mais non, idiot ! Tu as mal compris. Je voulais dire, pourquoi n'as tu pas sonné à la porte? On serait venus t'ouvrir ! Tu n'as quand même pas attendu dehors toute la nuit en attendant qu'il fasse jour?
-Eh bien... Si mais... il fût de nouveau coupé par Molly :
-Tu as dû t'ennuyer à mourir ! Mon pauvre chéri !
-Oh oui, enfin je veux dire, non pas du tout ! Et cette discution finit en éclats de rire qui réveillèrent tout le reste de la famille. Cette fois-ci, on aurait dit qu'un troupeau d'éléphants tout entier qui descendait les escaliers. Ron, Mr Weasley, Fred, George, Charlie et deux couples âgés aux cheuveux roux-gris qui devaient faire partie de la famille Weasley arrivèrent dans la cuisine.
-Bonjour tout le monde! Vous en avez mis du temps à vous réveiller! Je crois que nous allons prendre le petit-déjeuner dans le jardin car il n'y aura jamais assez de place pour vous tous ! dit Molly qui avait repris des couleurs et qui commençait déja à agiter sa baguette magique en direction de la table de jardin afin d'y déplacer la nourriturre et la vaisselle.
-Salut Harry ! Alors ton voyage s'est bien passé ? lui lança Ron en lui donnant une tape amicale sur l'épaule.
-Ca va, un peu fatigué, mais sinon... Molly le coupa d'un ton sec:
-Oui, après avoir fait une petite escale en balai volant et un voyage en Magicobus suivi d'une nuit dehors, je crois que c'est normal, non ? Mais elle avait du mal à garder son sérieux.
-Quoi? Qu'est-ce que c'est que cette histoire? demanda Ron en esquissant un sourire.
-Oh, les Dursley m'ont interdit de bouger de chez eux et j'en ai profité pour partir quand ils sont allés chez la grand-mère de Dudley. Car il n'y avait pas long jusqu'à ce qu'ils remettent des barreaux à ma fenêtre... lui répondit Harry en souriant lui aussi.
Au même moment, une chouette effraie d'un blanc de neige fonça vers la fenêtre grande ouverte. Ils reconnurent Hedwige. Elle ramenait une lettre. Quand elle fut arrivée à la hauteur de Harry, il déplia le morceau de parchemin et commença à le lire, Ron lisant au dessus de son épaule.
"Salut Ron (et Harry si tu es déjà arrivé). Je n'ai pas pu faire autrement que d'envoyer la chouette d'Harry, vu que je n'en ai pas. Je t'écris parce que je ne pourrais pas venir demain car mes parents partent en vacances ce soir et ils ne veulent pas que je reste seule dans la maison. ( je leur ai raconté que Voldemort était revenu ) Par contre, je peux venir aujourd'hui. C'était pour te demander si ça ne te dérangeait pas. Donc renvoie-moi Hedwige pour me donner ta réponse.
Amitiés.
Hermione
Ron prit une feuille de parchemin et écrivit à Hermione qu'il n'y avait pas de problème et qu'elle pouvait même venir tout de suite si elle voulait. Il la mit dans une envellope décorée et l'accrocha à la patte d'Hedwige à l'aide d'un ruban rouge. Harry avait remarqué que Ron s'était appliqué pour cette lettre, ce qu'il n'avait jamais fait. Car les lettres que Ron lui envoyaient étaient toujours pleine de tâches d'encre et il n'avait jamais reçu de lettres accrochées avec un petit ruban rouge. Harry imagina ses deux meilleurs amis ensembles. Ce serait vraiment étrange, ce ne serait plus comme avant. Mais de toute façon, il lui fallait aller à la recherche des Horcruxes. Donc c'était sûrement la dernière fois avant lontemps qu'il voyait Ron et Hermione.
-Bon, on va déjeuner? lui demanda Ron avec les joues un peu roses.
-Oui, je meure de faim. répondit Harry qui réprimait difficilement son fou-rire.
Après avoir déjeuné en compagnie de la famille Weasley, ils commencèrent le dégnomage pour que le jardin soit parfait pour le mariage de Bill et de Fleur qu'Harry avait presque oublié. Cela fini, Harry, Ron et les jumeaux s'affalèrent sur le canapé dans le salon juste quand la porte sonna. Harry venait d'entendre le son strident de la sonnette quand Ron était déjà à la porte pour l'ouvrir. C'était Hermione.
Hermione et Ron restèrent debout à se contempler au moins une demi-minute. Elle l'embrassa sur la joue et après avoir suivi Ron dans le salon elle fit de même pour Harry. Mais ce baiser là n'avait pas été aussi long ni aussi affectueux. Car Harry était son meilleur ami. Et Ron était devenu autre chose. Harry en était certain ... Mais il n'en était pas jaloux le moins du monde car il aimait Ginny, bien qu'il avait rompu l'année dernière. Il savait qu'il ne tiendrait pas cette promesse bien lontemps...
Alors ? Vous aimez ? Prochain chapitre : Amour quand tu nous tiens ... Et puis TATATADAM !!! Mariage de Bill et Fleur ... Avec un invité inatendu qui refait surface ...
Qui est-ce ? lOl !!!
CoMmEnTeZ eT rEvEnEz LiRe
